Adèle fait partie de ces aventurières insatiables, après 5 ans à New York en tant que journaliste pour le Figaro, elle embarque avec sa famille sur un petit voilier à New York… pour l’aventure.

J’ai toujours été intrigué par ces hommes et femmes qui larguent les amarres pour une durée indéterminée, avec Adèle son voyage est peu commun en partant de New York et passant par la mer des Sargasses, elle nous fait découvrir à travers son blog, des endroits magiques.

Le Moon River, un voilier de douze mètres.

Le Moon River, un voilier de douze mètres.

Mon interview avec Adèle:

Adèle: Je suis journaliste. Avant de partir, je travaillais à New York pour le Figaro.
Il faut peut-être deux-trois ans pour préparer un voyage. Tout dépend bien-sûr de l’état du bateau qu’on achète, de sa propre préparation et du type de voyage qu’on entreprend. Un marin qui navigue le weekend seulement est évidemment moins bien préparé qu’un autre qui fait des traversées ou des passages de plusieurs jours. Pour une croisière transatlantique, il faut beaucoup de temps pour trouver le bon équipement et bien connaitre son bateau.

A New York, c’est facile. Au Brésil, je ne sais pas. La règle à suivre est sûrement qu’il faut prévoir le pire. Le reste est une question de confort. Certains veulent un dessalinasateur d’eau, un téléphone satellite, d’autres non..(on n’en a pas)
Le régulateur de vitesse (windwane) est notre ange gardien, car nous ne sommes que deux. Il est excellent (monitor). Si vous voyagez nombreux, les gens peuvent se partager le pilotage du bateau.
Le financement: dans les ports, on voit de tout: des gens qui naviguent sur des bateaux rouillés avec très peu de moyens, (like bamboo sticks for poles) d’autres dans le luxe. La règle est que tout tombe continuellement en panne sur un bateau, il faut donc prévoir un équipement qu’on pense être capable de réparer, ou qu’on a les moyens de faire réparer. Les bateaux, c’est un peu comme les chiens, ils ressemblent souvent à leur propriétaire. Confort et sécurité dépendent de vous. Le marché américain de l’équipement nautique pousse par exemple à acheter toujours mieux, toujours plus et toujours plus cher. C’est comme les casques à vélo pour les enfants, je n’en ai jamais utilisé, mais à New York, ils sont obligatoires. En gros, on dit qu’il faut prevoir un tiers au moins, voire 50% du budget en plus du prix d’achat pour equiper le bateau.
Je vous conseille de vous abonner a plusieurs magazines de voile, si ce n’est deja fait. PBO en anglais est tres bien pour commencer. Et D’aller sur les forums de voileux. Et de beaucoup naviguer par tous les temps avant de partir. J’ai rarement vu quelqu’un regretter un grand voyage en mer. That’s impossible!

mon mari et moi sommes tous les deux journalistes et aimons voyager. Nous avons vécu dans plusieurs pays et avons au fond une âme de nomades.
On a toujours rêvé de vivre à New York. Pour un journaliste, c’est le paradis!
On n’a pas de destination favorite, ou bien elles changent au gré de nos humeurs. On attirés par tout.

En bateau, les endroits peu explorés ou mythiques nous attirent autant. Le Brésil est une destination légendaire pour les marins. J’espère que nous irons un jour.
Surnaturel non.. That would be spooky!
Que recherchons nous? c’est une vaste question. Pourquoi part-on en mer? C’est important de rêver! Nous sommes des rêveurs devant l’éternel.

Personnellement, j’aime aussi jouer à l’exploratrice, dans mon immeuble, mon quartier, le quartier d’à côté, la ville, le pays d’à côté, l’océan d’en face.
Enfin, on est si petit dans l’océan qui est si grand que l’on y apprend beaucoup de choses sur soi.

Best
Adele

Son blog:
http://nautisme.lefigaro.fr/blogs/adele-smith-6.php