Si il y a bien un lieu exceptionnel et incontournable au Brésil c’est bien Rio de Janeiro et cela quelque soit le temps.

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La langue : le portugais bien sûr, avec son accent particulier bien différent de São Paulo.

Les Italiens ont la ville Éternelle, les Français la ville Lumière, et les Brésiliens peuvent s’enorgueillir d’avoir la ville Merveilleuse, la Cidade Maravilhosa. Comment décrire Rio de Janeiro? Autant Sao Paulo était sévère et intimidante, autant Rio est belle et envoûtante.

N’allez pas croire que le charme opère instantanément par contre; la première fois que j’ai voyagé à Rio, l’arrivée par autobus dans la partie nord de la ville n’a rien d’enchanteur. Partis de Sao Paulo à 11h00, nous devions être à Rio juste avant la tombée de la nuit, mais malheureusement compte tenu du trafic nous sommes arrivé passé les 19h30. Le quartier nord a mauvaise réputation, il y a des graffitis partout, on ne s’y sent vraiment pas à l’aise. En fait, les touristes y vont pour deux raisons seulement : le terminus d’autobus et le stade de Maracana. Nous prenons donc un taxi « »sécuritaire », c’est-à-dire coûteux, qui nous amène à notre hotel.

bon, je ne connaissais par encore le tour operator Terra Brasil qui propose la decouverte de Rio sur un circuit de cinq jours

Tourisme-bresil.com

A l’epoaue j’avais déniché sur Airbnb un petit logis qui devrait se trouver à un coin de rue de la plage de Copacabana. La propriétaire n’a pas menti, la plage est bel et bien là, à quelque 100 mètres, mais on devra attendre au lendemain avant d’aller s’y aventurer car on ne se promène pas à toutes heures du jour sur les plages de Rio! La proprio nous a envoyé quelques conseils touristiques par courriel : elle nous recommande entre autres d’aller prendre un verre dans la favela située non loin derrière chez elle. Pardon, dans une favela? Ces bidonvilles qui s’accrochent partout aux collines et qui sont synonymes de violence, de gangs de rue et de viols? Euh, non merci. Paraît que la police a fait de grands efforts pour sécuriser les favelas en vue de la Coupe du Monde et des futurs Jeux Olympiques. C’est rassurant. Y a même plusieurs agences de tourisme qui offrent des tours en jeep dans les favelas. Avec trois enfants sous notre charge, on va laisser la chance à d’autres d’aller constater les progrès au niveau de la sécurité…

la piste de Niemeyer

Le lendemain matin – après s’être abondamment enduits de crème solaire, Corinne oblige – nous foulons la plus célèbre plage du monde. Le sable est blond, les peaux sont basanés, mais maudit que l’eau est frette! Ca c’est une surprise de taille… Les Brésiliennes ont la réputation de ne pas se vêtir outre-mesure sur les plages et il est vrai qu’elles en laissent peu à l’imagination.

Un peu partout ça joue au foot. Les garçons et moi regardons en silence, un peu jaloux, les jeunes et moins jeunes qui ont tous, sans exception, un talent fou pour jongler avec le ballon rond. On aimerait bien se joindre à eux mais notre orgueil mâle nous dit que ce serait pas une bonne idée d’aller se faire ridiculiser par des enfants et des vieillards!

Derrière nous se trouve la statue du Christ Rédempteur, récemment déclarée l’une des 7 merveilles du monde moderne. On imagine le Christ immense, magnanime, étendant ses larges bras pour embrasser la baie de Rio. Et bien il est tout petit, et il est loin à l’horizon. On ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec la Statue de la Liberté : deux petites statues qui ont la réputation de surplomber des villes mythiques, alors qu’en réalité elles ne sont pas plus hautes que la majorité des gratte-ciels qui les entourent.